L’EREEE arrive chez les Premières Nations du Québec

Dans la foulée du billet publié la semaine dernière sur le déploiement de l’EREEE en Alberta, nous avons le plaisir d’annoncer que les partenaires régionaux du CGIPN ont lancé l’enquête au Québec, ainsi que la version française de l’EREEE.

Sous la gouverne du coordonnateur régional de l’EREEE, Jonathan LeClerc, l’équipe du Québec a présenté l’enquête des Premières Nations sur la petite enfance, l’éducation et l’emploi dans la communauté Mi’gmaq de Listuguj au cours de la dernière semaine de décembre. Techniquement, cela fait du Québec la deuxième région au pays à lancer l’EREEE. Félicitations!

Tout comme dans les autres régions, la collecte de données dans la communauté de la péninsule gaspésienne de Listuguj a commencé après une semaine de formation des travailleurs sur le terrain et d’échantillonnage, le processus qui détermine quels membres de la communauté seront sélectionnés pour participer à l’enquête. L’échantillonnage est une étape simple, mais essentielle, du processus d’enquête qui garantit qu’un échantillon aléatoire non biaisé dans chaque communauté est utilisé pour l’enquête.

Les membres de l’équipe de l’EREEE Matthieu Gill-Bougie, Donna Metallic, Lorraine Morrison, Arleen Metallic et Jonathan Leclerc à Listuguj, au Québec (absente : Sandra Bulmer)

Voici comment cela fonctionne. Les membres de la communauté sont d’abord regroupés selon leur âge : les enfants (11 ans et moins), les adolescents (12 à 17 ans) et les adultes (18 ans et plus) — chaque groupe représentant un des trois volets de l’enquête. Les travailleurs sur le terrain assignent ensuite un numéro à chaque individu et utilisent un générateur de nombres aléatoires pour créer des listes de répondants dans chaque groupe. Ces listes d’échantillons sont alors utilisées comme guides par les travailleurs sur le terrain pour approcher des personnes pour répondre aux questionnaires.

Cela aide à comprendre pourquoi l’EREEE est volontaire, mais on ne peut se porter volontaire pour y participer. L’échantillonnage aléatoire, en plus d’être une composante essentielle de l’EREEE, garantit que l’enquête est réellement représentative de chaque communauté et de ses membres.            

Alors que la collecte de données bat son plein à Listuguj, l’équipe de l’EREEE du Québec a procédé à la formation des travailleurs sur le terrain, à l’échantillonnage, et – le 18 janvier – à la collecte de données dans la Première Nation de Eagle Village, une communauté algonquine près de la ville nordique de Témiscamingue. La semaine suivante, le 17 janvier, l’équipe atterrissait à Natashquan, une petite communauté innue sur les rives du golfe du Saint-Laurent, où ils ont administré la version française de l’EREEE pour la première fois.

La Première Nation de Natashquan (photo de Iphigénie Marcoux-Fortier )

 

Il reste maintenant la formation et la collecte de données dans la communauté innue des Premières Nations de Pessamit et dans la Nation naskapie de Kawawachikamach, une communauté éloignée dans le Nord du Québec. Félicitations, encore une fois, pour l’excellent travail déjà accompli, et bonne chance dans les semaines et les mois à venir!  

 

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