Le Centre de gouvernance de l’information des Premières Nations (CGIPN) est heureux d’annoncer les quatre récipiendaires de sa 15e Bourse d’études nationale annuelle, un programme qui soutient des étudiants exceptionnels des Premières Nations inscrits à des programmes en santé, en sciences sociales ou en sciences appliquées, ou qui étudient des enjeux liés à la souveraineté des données des Premières Nations.
Les récipiendaires de la Bourse d’études 2025 du CGIPN sont Sara Sacchetti, Justine Gros-Louis, la Dre Sdahl Ḵ’awaas (Lucy Bell) et Mairi Denny. Chacune recevra une bourse de 2 500 $, une inscription gratuite au cours en ligne du CGIPN Fondamentaux des principes de PCAP, ainsi qu’une occasion de mentorat auprès du Centre de données des Premières Nations du CGIPN.
« Au nom du CGIPN et de notre conseil d’administration, je suis heureux de féliciter les récipiendaires de cette année », a déclaré Jonathan Dewar, Ph. D., directeur général du CGIPN. « Soutenir la prochaine génération de champions des données des Premières Nations dans la poursuite de leurs études postsecondaires constitue un volet important de l’avancement de la souveraineté des données des Premières Nations. En offrant à la fois un soutien financier et professionnel, le CGIPN souhaite aider les étudiants à poursuivre leurs études, à approfondir leurs connaissances et leurs compétences et à se préparer à apporter une contribution significative à leur communauté ainsi qu’à l’avenir de la souveraineté des données des Premières Nations. »
Créé en 2011, le programme de Bourse d’études nationale du CGIPN a accordé plus de 90 000 $ à 39 étudiants postsecondaires exceptionnels des Premières Nations. En 2025, quatre étudiants ont été sélectionnés par un comité mis sur pied par le conseil d’administration du CGIPN.
LES RÉCIPIENDAIRES DE LA BOURSE NATIONALE ÉTUDIANTE 2025 DU CGIPN
Sara Sacchetti
Sara Sacchetti est originaire de Thunder Bay, en Ontario, et est fière d’être membre de la Première Nation de Wiikwemkoong. Au moment de présenter sa candidature, Sara en était à sa troisième année du programme de sciences de la santé de l’Université McMaster. Elle participe activement aux Services aux étudiants autochtones, où elle agit comme mentore auprès d’étudiants qui font la transition entre l’école secondaire et l’université.
Elle a également contribué à diverses initiatives communautaires, notamment en faisant du bénévolat et en dirigeant des projets axés sur la collecte de fonds et la mobilisation étudiante.
De plus, Sara a acquis de l’expérience en recherche clinique au cours des quatre derniers étés et prévoit faire carrière en médecine afin de soutenir les communautés autochtones en leur offrant des soins accessibles et adaptés à leur culture. Elle s’intéresse particulièrement à la création d’initiatives qui permettent de combler les écarts entre les systèmes de santé et les communautés qu’ils desservent.
Dans ses temps libres, Sara aime s’entraîner, jouer du piano et faire de l’écriture créative. Elle utilise notamment la poésie comme moyen de réflexion, de narration et de création de liens.
LinkedIn :
https://www.linkedin.com/in/sara-sacchetti-431610243/
Justine Gros-Louis
Justine Gros-Louis est une Wendat originaire de Wendake et candidate à la maîtrise en archéologie à l’Université Laval. Profondément attachée au territoire et à sa communauté, elle s’intéresse à la façon dont l’archéologie peut contribuer à mieux comprendre, valoriser et transmettre le patrimoine autochtone.
Ses recherches portent sur le site archéologique historique de Notre-Dame-de-Lorette (CeEu-11), qu’elle étudie selon une approche collaborative ancrée dans les perspectives autochtones. Passionnée par l’artisanat traditionnel, qu’elle pratique également dans sa vie personnelle, elle s’intéresse particulièrement aux liens entre culture matérielle, mémoire et identité.
Par son parcours académique et professionnel, elle souhaite contribuer à une archéologie plus inclusive et respectueuse des savoirs autochtones. À long terme, elle aspire à mettre son expertise au service de la Nation Wendat et à soutenir la transmission de son patrimoine culturel.
Sdahl Ḵ’awaas (Lucy Bell)
Sdahl Ḵ’awaas (Lucy Bell) est membre du clan de l’Aigle Tśiits G’itanee de Haida Gwaii. Chercheuse haïda et cheffe de file en matière de rapatriement, elle œuvre depuis plus de 30 ans au retour de centaines d’Ancêtres haïdas et de biens culturels conservés dans des établissements partout dans le monde. Son travail s’ancre dans les modes de connaissance haïdas, l’apprentissage intergénérationnel et la guérison par le tla yahda (« remettre les choses en ordre »).
Ses recherches et sa pratique portent sur des questions liées aux données, à l’autorité et aux responsabilités haïdas, avec un intérêt croissant pour la façon dont les principes de PCAP® des Premières Nations concordent avec les approches haïdas relatives à la protection des connaissances et des biens conservés dans des musées et des archives du monde entier. Lucy a récemment assuré, avec sa fille, le cocommissariat d’une exposition à la Bill Reid Gallery, à Vancouver, témoignant ainsi de son engagement envers les savoirs matrilinéaires et la continuité culturelle.
Elle est l’auteure de « Xaad Kilang T’alang Dagwiieehldang – Strengthening Our Haida Voice » (2016) et de « Tla Yahda: Haida Museology Makes Things Right » (2025), ainsi que coauteure de plusieurs autres publications sur le rapatriement. Son travail a été récompensé par le BC Reconciliation Award et le Heritage BC Award.
Mairi Denny
Mairi Denny (elle), une femme mi’kmaq de la Première Nation d’Eskasoni, en Nouvelle-Écosse, étudie à la Schulich School of Law de l’Université Dalhousie, où ses champs d’intérêt portent sur les droits autochtones, l’accès à la justice et le renforcement des communautés qui l’ont soutenue tout au long de son parcours. Elle tient à redonner à sa communauté, tant par la défense des droits dans le domaine juridique que par son entreprise de perlage, deux voies qui lui permettent de contribuer au bien-être communautaire.
Parallèlement à ses études, Mairi est propriétaire de Kmu’j Designs (Wood Designs), une petite entreprise axée sur le perlage et le travail du bois. Mairi a commencé à faire du perlage en 2022 et s’est rapidement découvert un lien profond avec cette pratique, à la fois comme forme d’expression créative et comme activité ayant pour elle une dimension de guérison. Son travail combine le perlage à des matériaux naturels comme le bois et le foin d’odeur, afin de créer des pièces personnelles et porteuses de sens. Elle vend également du matériel de perlage, ce qui permet aux autres membres de la communauté d’avoir plus facilement accès à ce dont ils ont besoin pour réaliser leurs propres créations.
Par ses études et son art, Mairi s’engage à préserver la culture mi’kmaq, à soutenir sa communauté, à aider les personnes marginalisées et à créer des espaces où les savoirs et la créativité autochtones sont valorisés.
Instagram personnel : @Mairi.Denny
Entreprise : @Kmujdesigns
